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Dernier souffle de Jean-Charles Pizolatto


Jean-Charles Pizolatto est un diaporamiste bien connu impliqué activement dans les forums Diapositif (dédié au logiciel PicturesToExe) et DiaporamaForum (dédié à tous les logiciels). Il a participé à divers challenges avec succès et est, depuis de nombreuses années, l’auteur d’un manuel d’utilisation de PTE en français.
C’est aussi, à la base, un photographe de talent, et chacun de ses diaporamas, dont certains sont agrémentés aussi de séquences vidéo, est un ravissement pour les yeux, mais aussi pour tous les sens.
On peut découvrir tout cela chez lui, ici : http://www.objectif-photos.net/

Le présent diaporama, en particulier, est poignant : ‘’DERNIER SOUFFLE’’.

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Jean-Charles, au travers de ton diaporama, tu fais part du décès de ton ami et tu rends hommage à ‘‘l’humanitaire au grand cœur’’ comme tu le nommes. Peux-tu nous dire quelques mots sur ta démarche humaine et technique ?

Q : Quelle est l’action humanitaire dans laquelle ton ami était engagé au Niger ?
« Notre association porte le nom "Les Enfants de l'Aïr", et fut créée en 2000, à l'origine pour venir en aide aux populations touarègues de la région de l'Aïr (à proximité d'Agadez au Niger).
Partant de Montauban, les convois terrestres, qui se sont succédés de décembre 2000 à janvier 2009, ont permis d'acheminer des tonnes de fournitures et matériels au Niger.»









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Q : La première chanson parle d’un ‘’New born child’’ et tu écris ‘’Un dernier souffle pour un premier cri’’ : l’action humanitaire est-elle orientée vers des enfants ?
« Oui, c'était une des raisons principales. Elle est orientée sur la santé (taux de mortalité de 20% avant 5 ans) et la scolarisation. Bien qu'il soit aujourd'hui impossible d'encore aller nous-mêmes sur place pour des raisons d’insécurité dans la région, ces deux actions sont toujours en cours, principalement au travers d'un plan de lutte contre la mortalité maternelle et postnatale dans la région de Tanout, au sud d'Agadez, et du suivi d'une école que nous avons créée dans cette même région. »

Q : Dans quelles circonstances ton ami a-t-il trouvé la mort ?
« La pire des circonstances, je crois. Domicilié dans l'Eure, il venait parfois au local de l'association donner un coup de main à la préparation des camions destinés à partir en convoi.
En novembre 2008, alors qu'il travaillait couché sous l'arrière d'un de ces camions, les freins ont lâchés. Le véhicule lui est passé sur le corps sans que personne autour ne puisse intervenir assez vite. »

Q : Quand as-tu décidé de faire ce diaporama ?
« Quasi immédiatement après son décès, parce que c'était une façon pour moi, à la fois de lui rendre hommage et de faire mon deuil, d'évacuer la douleur d'avoir perdu un ami. Ce fût un montage réalisé dans les larmes. »

Q : Comme tu as fait quelques voyages avec lui au Niger, tu avais des photos locales. Es-tu parti de ces images ou as-tu imaginé un thème sonore d’abord ? En fait, comment as-tu imaginé le scénario ?
« Franchement, je ne sais plus. C'est venu comme ça, comme je le fais souvent, de manière improvisée, spontanée, dans ce cas, à partir du thème sonore d’Armand Amar dans "Le premier cri" (film de Gilles de Maistre), qui est un hommage fort aux naissances un peu partout dans le monde et surtout aux naissances dans des environnements difficiles. Nos actions allant dans le sens d'une mortalité infantile moindre, je voulais que ce soient les enfants du Niger qui participent à cet hommage. »

Q : Pour l’illustration sonore, tu ne nommes pas la chanteuse du thème musical d’Armand Amar, ni les deuxième et troisième morceaux ...
« Les trois extraits sont issus de la bande sonore du film. J'avoue que je m'en suis tenu au thème du film sans en rechercher les interprètes. »

Q : Comment t’es venue l’idée d’introduire des photos en N/B ?
« D'abord, parce que ça rend les visages, africains notamment, encore plus expressifs, et puis c'est un peu la couleur du deuil, juste entrecoupée de couleur sable comme c'est souvent le cas lorsque le vent souffle. J'ai juste gardé la couleur pour les images le concernant lui. »

Q : Sur quelle période de temps as-tu réalisé le diaporama, de l’idée première au point final ?
« Il a été réalisé très, très rapidement, en quelques jours tout au plus. »

Q : On te sait grand connaisseur de PTE : as-tu utilisé l’une ou l’autre astuce technique particulière ?
« Pas vraiment d'astuces particulières, sauf si l'on considère que les mouvements reproduisant les vents de sable en sont une. De très longues ‘’troisièmes images’’ et des transitions lentes ont donné l’ambiance appropriée à ce montage. »

Q : Comme moi, tu fais tes montages en 1920x1200px (format 16/10) : peux-tu en donner la raison, alors qu’on est à l’ère des écrans 16/9 ?
« La raison était que mon écran principal est en 16/10 et j'essaie égoïstement de m'affranchir des bandes noires. Mais depuis je suis passé au 16/9, surtout pour passer sur TV et ce montage a été refait dans ce format. »


Un grand merci, Jean-Charles, pour ces quelques informations que tu nous donnes sur ton diaporama d’une grande beauté, que je trouve tout en retenue, pudeur et sensibilité : une vraie ode à l’homme que tu as côtoyé et à sa vie altruiste.
C’est un sublime hommage que tu rends à ton ami.

Interview réalisée le 20 août 2014 par Francis HENRY.




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